Catherine a une expérience personnelle des maladies cardiaques. Son histoire a commencé en 2016 : « Après avoir nié certains symptômes cardiaques pendant une dizaine de mois, j’ai finalement signalé une gêne thoracique à l’effort à mon équipe de réadaptation suite à une commotion cérébrale. » Une consultation chez un cardiologue et des examens de routine ont révélé des anomalies. Jusque-là, j’étais persuadée que ce que je pensais être une douleur cardiaque ne pouvait pas être réel. Le fait d’être une femme a sans doute contribué à ce que je ne signale pas les douleurs à la poitrine et aux épaules que je ressentais en montée. Au fond de moi, je pensais qu’on me dirait que ce genre de problèmes touchait surtout les hommes. Je n’avais aucun antécédent familial de problèmes cardiaques et, à part un léger surpoids, je ne présentais aucun facteur de risque. J’ai eu la chance d’être rapidement orientée vers des examens complémentaires, puis vers une angiographie. Bien que l’angiographie ait montré des artères coronaires normales, le cardiologue m’a orientée vers un confrère qui pratiquait des angiographies de provocation dans le même hôpital. Six mois après avoir signalé ma douleur thoracique, j’ai subi une angiographie de provocation. À l'époque, on m'a dit que ma réaction était anormale et que le diagnostic précis était imprécis. J'ai appris par la suite que je souffrais d'un dysfonctionnement microvasculaire coronarien (DMC), d'un dysfonctionnement endothélial coronarien et probablement d'un spasme microvasculaire. Sachant que de nombreuses personnes dans le monde vivent longtemps avec des symptômes avant d'être diagnostiquées, je me considère très chanceuse. Ces sept dernières années, j'ai vécu avec des crises d'angine de poitrine récurrentes, soulagées par divers médicaments. Ma qualité de vie s'en trouve affectée ; j'ai dû prendre une retraite anticipée de mon poste d'infirmière enseignante pour raisons de santé. J'adapte mes activités quotidiennes afin de profiter au maximum de chaque jour. Les données publiées sur cette affection sont de plus en plus nombreuses, ce qui est une excellente nouvelle. Je dois toutefois préciser que vivre avec une maladie aussi peu diagnostiquée n'est pas chose facile.
Catherine est épouse, mère, grand-mère, fille et sœur. Elle aime peindre à l'aquarelle, promener son chien, faire du vélo, du kayak et de la raquette. Catherine adore vivre dans le nord de l'Ontario. Née et élevée à North Bay, en Ontario, il est important de souligner qu'elle a eu le privilège de vivre, d'apprendre et de travailler sur le territoire traditionnel du peuple Nbissing, sur les rives du lac Nipissing.
Catherine a été enseignante en sciences infirmières à temps plein pendant 20 ans. La santé communautaire/la santé publique et la santé des populations constituaient l'essentiel de son enseignement. Durant sa carrière, elle a participé à des projets spéciaux, notamment le projet de formation interprofessionnelle financé par HealthForceOntario et le projet de formation Biigiieweyan sur la sécurité culturelle interprofessionnelle autochtone, financé par les IRSC. Ses intérêts de recherche portent sur la formation et la collaboration interprofessionnelles, le transfert des connaissances, la sécurité culturelle et les soins infirmiers en santé communautaire. Elle enseigne désormais en ligne à temps partiel, dans le cadre de sa semi-retraite.
Avant d'entreprendre des études en sciences infirmières, Catherine a travaillé pendant six ans comme infirmière communautaire et animatrice d'ateliers sur le diabète pour la Première Nation de Nipissing et pendant dix ans pour l'unité de santé publique de North Bay Parry Sound. Passionnée par les soins infirmiers communautaires, la promotion de la santé et la prévention, elle a toujours accordé une grande importance à la défense des droits, à l'éducation et au transfert des connaissances tout au long de sa carrière.